Titre de la communication
Emanuela Gamberoni et Giuseppe Gambazza - Précarité du logement et réseaux de solidarité: à partir de l’expérience des migrants à Vérone
Résumé de la communication
La crise du logement s’inscrit désormais au coeur des dynamiques urbaines mondiales façonnées par la ville néolibérale, où la prédominance du secteur privé et des logiques de marché redéfinit les politiques et les usages de l’espace. Sur les plans spatial et social, ces transformations produisent un ordre urbain marqué par une polarisation résidentielle, entre la diffusion de quartiers exclusifs et la ségrégation, voire l’expulsion des populations défavorisées. Les personnes les plus vulnérables subissent une incertitude quant à leurs conditions d’habiter, notamment au sein des communautés migrantes. Cette insécurité affecte ces dernières, souvent contraintes d’habiter des logements précaires et insalubres. Si le phénomène est documenté dans les grandes métropoles, il concerne aussi les villes moyennes, qui sont touchées par des retombées spécifiques et peuvent toutefois manifester des réactions locales significatives. En adoptant une perspective socioculturelle attentive aux capacités d’action des acteurs, cette communication vise à identifier l’agentivité déployée dans la codétermination de leurs parcours résidentiels. L’objectif est de mettre en lumière les pratiques mobilisées pour faire face aux barrières à l’accès au logement. Nous proposons une réflexion fondée sur l’étude des réseaux, des formes de solidarité et des dispositifs mobilisés dans le contexte de Vérone, ville moyenne du nord de l’Italie confrontée à une crise aiguë, aggravée par une forte demande touristique.